GRANDE BRETAGNE – Nos relations avec les Britanniques se réchauffent-elles ?


Welcome to the Queen, Kate Middleton and the Prince William…

Avec plus de 12 millions de visiteurs, la France est la première destination touristique pour les Britanniques. A la fois tourné vers les Etats-Unis et l’Europe, les relations n’ont jamais été simples avec ce pays qui possède encore une reine en 2014. Mais les choses vont elles changer avec le déplacement de la Reine Elizabeth et de Kate Middleton pas si sûr. Cela est fortement regrettable car ces relations du « Je t’aime, moi non plus » qui perdurent depuis des lustres, ont toujours freiné nos politiques pour une éducation précoce de l’Anglais dès la maternelle. Et nous le payons très cher aujourd’hui dans nos exportations. Car pour réussir à l’international, il ne faut pas seulement faire de très bons produits, il faut aussi savoir en parler… Certes, les choses évoluent peu à peu mais que de temps perdu.

Vous trouverez, ci-dessous, de véritables clefs pour mieux comprendre les Britanniques mais aussi mieux les apprécier :

- tout d’abord, ne confondez pas les Écossais avec les Anglais, ou les Gallois avec les Irlandais. Un détail me direz vous… Que pensez-vous alors d’un Parisien qui s’entendrait dire qu’il est comme un Marseillais, ou un Monégasque ??? Pas sûr qu’il apprécie… Un des premiers points à ne donc  pas négliger pour travailler avec des Britanniques est de bien prendre en compte ces différences.

- sachez aussi maîtriser la langue de Shakespeare, l’Anglais étant la langue internationale par excellence, ils sont encore moins bons que nous dans la maîtrise de langue étrangère. Si, si c’est possible…

- attention à la perception arrogante qu’ont les Britanniques sur les Français. Il ne faut pas chercher à comparer sa propre culture par rapport à la leur, ni en ajouter une couche par : « vous n’avez pas de chance, il fait toujours mauvais temps, le pays est plat, on mange mal chez vous, etc.. ». Ces propos sont sans intérêts et ne ferons que créer de la distance avec votre interlocuteur.

- attention aussi à l’humour anglais qui n’est pas le même que dans notre culture. Même traduit correctement, nos interlocuteurs riront mais ne pourront cerner le côté comique de l’histoire. Il en est de même pour nous, ce côté « pince-sans rire» qui cultive le ridicule, l’exubérance et la dérision nous laisse souvent pantois.

- évoquez les sujets comme le sport, le rugby ou le football, sont des sujets quotidiens ici. Si vous êtes un buveur de bière ou si vous aimez les pubs, vous gagnerez aussi sûrement des points.

Les Britanniques aiment les choses claires et efficaces même s’ils ne le sont pas toujours d’accords entre eux. Ils ne savent pas gérer un conflit ouvert en haussant le ton et ils ont toujours peur de ne pas savoir contre argumenter. Ils évitent de montrer leurs émotions. Le fait de ne pas les maîtriser est mal vu puisque cela suppose une perte de sa capacité de réflexion et d’action.  Ils ont de la retenue, un certain fair-play qui traduit une forme d’élégance, une forme de snobisme vue à partir de notre culture. Il s’agit en fait de ne froisser personne. Ils évitent ainsi la plupart du temps le « Non » catégorique en nuançant leurs propos.

Les Britanniques sont loin d’être extravertis, contrairement aux Américains, et ce, même si on voit tous les genres à Londres. Un projet qui cadre parfaitement à leurs attentes, peut se traduire par un quite good qui signifie en fait « excellent ».

Une partie des Anglais pense que les Français n’ont aucun sens de l’humour. Les Français n’aiment pas prendre de risques, notamment dans le domaine des affaires et de la politique. Et enfin, ils ne semblent jamais vouloir faire comme les autres, même si cela relève du bon sens économique. Cette dernière remarque nous semble être l’inverse avec eux…C’est le monde à l’envers ?

Certains sujets sont à proscrire : la famille royale, la religion, l’Irlande, l’Europe. De nombreux Britanniques ne se sentent pas l’âme Européenne.

Ce que les Britanniques apprécient dans les affaires :

• être suivis dans leurs idées et ne pa avoir à se justifier en permanence ;

• passer un moment agréable ;

• placer des touches d’humour sarcastiques. Ils en font souvent un jeu entre eux.

• ne pas s’éloigner du pragmatisme financier. Ce sont des gens rationnels.

Ce que les Britanniques craignent :

• des heurts trop fréquents dans les propositions ;

• des supérieurs qui donnent des directives à suivre de façon impérative ;

• des partenaires difficiles à cerner ;

• rendre compte.

Et pour ceux qui arrivent en France

Pour les Anglais qui viennent travailler en France, ils sont vite agacés par notre côté bureaucratique et hiérarchique figés. À la différence de la France, nos interlocuteurs malgré leur statut, sont la plupart du temps facilement joignables. Il n’y a en effet pas de sacralisation du diplôme ou de la fonction, qui rendent certaines personnes intouchables comme en France.  Il est souvent difficile, pour les Anglais, de comprendre les délais pour obtenir des informations sur un projet, sur des études de R&D ou encore sur des livraisons.

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